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lundi 30 mai 2011

Sécurité routière : tribune de Yannick Favennec


Familles endeuillées, vies brisées, face à la hausse, depuis le mois de janvier 2011, du nombre de morts sur nos routes, il est indispensable de faire évoluer et d’adapter notre politique en matière de sécurité routière.

Cependant, l’annonce de mesures répressives soudaines, inspirées par l’émotion, ont provoqué l’incompréhension et l’exaspération des Français qui depuis ne cessent d’interpeller les députés.

Je comprends les réactions issues du terrain, et je considère, en effet, que certaines mesures, comme la suppression des panneaux qui indiquent la présence de radars, s’apparentent plus à une punition collective injuste, dont l’efficacité reste à prouver, qu’à une politique de sécurité routière réfléchie, mesurée et adaptée.

De plus, les annonces du gouvernement résultent d’une méthode en totale contradiction avec la réforme constitutionnelle de 2008 visant à rééquilibrer les pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, ainsi qu’avec les propos de Nicolas Sarkozy, en 2004.

A l’époque, il avait déclaré aux parlementaires : "Vous êtes notre force, notre avant-garde, notre meilleur moyen d’agir. Je veux vous dire combien j’ai besoin de vous".

Un rapport de force

Depuis trois semaines, la polémique sur les radars fait apparaître une majorité lézardée qui s’interroge sur son rôle.

Pour autant, il n’est pas question de rébellion mais de l’expression d’une volonté affirmée de contribuer au débat et de remplir notre mission de député.

Le Parlement n’est pas une simple chambre d’enregistrement au service de l’exécutif ! Nous sommes les représentants du Peuple. Notre mandat est de proposer, amender, voter des lois et contrôler l’action du gouvernement.

Malheureusement, plutôt que d’avoir le "travail fructueux entre le gouvernement et sa majorité" dont Claude Guéant parlait lors des Questions au gouvernement du 25 mai dernier, nous avons eu la cacophonie du gouvernement et un autoritarisme inadapté à la bonne expression de la démocratie.

La lutte contre l’insécurité routière mérite mieux qu’un rapport de force entre le gouvernement et le Parlement ; mieux que des images montrant monsieur Guéant assistant au démontage d’un panneau pour prouver aux députés que c’est le gouvernement qui a gagné.

C’est pourquoi, je souhaite plus que jamais que nous nous retrouvions autour de l’élaboration de mesures qui ne compliquent pas la vie des automobilistes et permettent de réduire le nombre de tués sur les routes.

Yannick FAVENNEC.

mardi 10 août 2010

Sécurité : Pour Yannick Favennec, la répression, seule, ne traitera pas le mal à la racine

"La sécurité est la première des libertés. Mais elle ne doit pas être assurée uniquement au travers d’une répression accentuée, comme le laisse présager la proposition de loi de mon collègue des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti (emprisonnement des parents d’enfants délinquants !), ou certains passages du discours prononcé, récemment, à Grenoble, par le président de la République.
L’accumulation législative de lois répressives ne traitera pas le mal à la racine. Depuis huit ans, dix-sept lois ont été votées pour renforcer la répression contre tous les comportements délinquants, et le résultat n’a pas été, visiblement, à la hauteur de l’attente des Français.
Comme le dit François d’Orcival, « la loi ne dissuade plus les hors-la-loi devenus hors-la-vie ».
C’est pourquoi, nous devons avoir un discours et une politique renforcée de solidarité, d’insertion, d’intégration, pour les déscolarisés, les laissés-pour-compte…
Nous avons, pour cela, dans l’arsenal législatif, une loi sur la prévention de la délinquance que j’ai votée. Elle comporte des outils efficaces pour aider les familles en difficulté, pour lutter contre l’absentéisme scolaire, pour insérer les jeunes en difficulté…
Malheureusement, cette loi est peu ou pas appliquée. Je le regrette, car elle permettrait de trouver des solutions pour aider les « hors-la-vie » à revenir dans la vie réelle, celle de la maison, de l’école, du respect des autres, de l’autorité et du travail.
Il est essentiel d’investir dans ce volet prévention qui est le complément indispensable à la fermeté et à la sanction.
Nous ne devons pas stigmatiser les « hors-la-vie », les populations marginales, car ce qui est en jeu, aujourd’hui, c’est la cohésion de notre société.
Au moment où nous devons faire face à une crise considérable, notre pays doit se montrer soudé et fraternel, digne des valeurs sur lesquelles il s’est construit.
Ce sont, notamment, ces valeurs que j’ai toujours défendues au sein de ma famille politique depuis 35 ans et que je souhaite pouvoir continuer à défendre, aujourd’hui, en toute liberté, avec mes convictions humanistes et centristes, au sein de l’UMP."


Yannick FAVENNEC

jeudi 15 juillet 2010

Défilé du 14 juillet : Yannick Favennec salue l'initiative du président de la République

"La relation entre la France et l’Afrique est ancienne. Quelles que soient les erreurs du passé, les fautes commises, l’hommage rendu, le 14 juillet, par le président de la République à ces Etats nation, à l’occasion du 50ème anniversaire de leur indépendance, n’était pas tourné vers le passé mais l’avenir.
Ce défilé du 14 juillet était une fête de la fraternité et une façon d’honorer tous ces innombrables africains qui ont combattus aux côtés de la France.
Notre pays ne doit pas oublier ce qu’il doit à l’Afrique, non seulement pour l’aide qu’elle lui a apportée au cours des deux guerres mondiales, mais aussi parce que 10% de la population
française aujourd’hui peut revendiquer son origine africaine.
Notre relation avec l’Afrique n’est pas toujours simple. C’est pourquoi, nous devons œuvrer à l’instauration d’un nouveau modèle de relations, et cela passe par des gestes forts comme celui d’hier, sur les Champs-Elysées.
Le défilé du 14 juillet était, selon moi, une façon de montrer à tous ces pays d’Afrique que nous sommes leurs partenaires. Nous voulons nous impliquer directement à leurs côtés pour dénoncer la corruption ou la mauvaise gouvernance, et les accompagner dans leur développement.
La relation franco-africaine est pleine d’avenir, à condition que nous tournions la page des leçons de morale arrogantes ou condescendantes.
Le président de la République l’a clairement exprimé : « La France ne veut pas être en Afrique pour perpétuer sous d’autres formes des rapports inégaux qui appartiennent à un passé révolu ».
Alors saluons, ensemble, ce symbole d’avenir qu’a été ce défilé du 14 juillet 2010."



Yannick FAVENNEC

vendredi 26 juin 2009

Yannick Favennec et sa collègue de la Sarthe signent une tribune sur la réforme des collectivités locales

Au lendemain de la réunion du Parlement en congrès, à Versailles, au cours de laquelle le président de la République a souligné un certain nombre de questions auxquelles nous devrons répondre avec courage, parfois avec audace, pour sortir de la crise par le haut, nous sommes convaincus que la réforme des collectivités locales est l’un de ces objectifs que nous nous devons d’atteindre pour simplifier la relation entre le citoyen et les élus, tout en faisant de ces derniers des décideurs dotés de responsabilités claires.

Les Français ne comprennent plus l’enchevêtrement de compétences des différentes collectivités territoriales et critiquent la dérive des finances locales.

Le contexte international nous incite à remettre à plat toutes nos certitudes en matière économique pour trouver des solutions adaptées, capables de nous faire sortir de la crise. Il est donc indispensable que nous profitions de cette situation pour modifier en profondeur notre organisation territoriale.

Nous devons, en qualité d’élus, montrer aux Français que nous savons prendre nos responsabilités et proposer des mesures fortes, tenant compte des réflexions du comité pour la réforme des collectivités locales, tout en osant aller plus loin encore.

Alors qu’un mouvement de "concentration" des communautés de communes s’annonce, nous souhaitons refondre les compétences des conseillers régionaux et des conseillers généraux, afin d’en réduire très sensiblement le nombre et que soient élus, dans chaque département, des "conseillers territoriaux" qui regrouperont, sous un mandat unique, les compétences cumulées de la région et du conseil général.

Des élus, moins nombreux, dotés de plus larges compétences, interlocuteurs uniques des communes, des décideurs économiques, du monde associatif, permettant de réaliser d’importantes économies de fonctionnement des collectivités locales. C’est le but que nous devons nous fixer.

Sur ce sujet, attentifs aux remarques de nos concitoyens, nous démontrerons que, face à une opposition conservatrice, engoncée dans un schéma archaïque de répartition des compétences, empêtrée dans une lourdeur de fonctionnement et peu regardante sur l’inflation galopante des impôts locaux, nous sommes, au sein de la majorité, les défenseurs du progrès, du renouveau de notre démocratie locale, nous permettant d’offrir à nos concitoyens une organisation territoriale plus claire, plus efficace et plus économe des deniers publics.

Fabienne LABRETTE-MENAGER - Député de la Sarthe - Vice-présidente du conseil général de la Sarthe

Yannick FAVENNEC - Député de la Mayenne - Conseiller régional des Pays-de-la-Loire

mardi 28 avril 2009

Tournées de facteurs à Mayenne : Yannick Favennec dénonce les contrevérités du conseil local du CNL

"La réforme de La Poste suscite des inquiétudes, pour autant, il ne faut pas tout mélanger et laisser supposer n’importe quoi.
Les responsables du conseil local de la confédération nationale du logement profitent d’une réorganisation interne de La Poste pour faire, comme d’habitude, de la politique politicienne et stigmatiser les parlementaires de la majorité.
Ils tentent de faire croire aux usagers de La Poste que je suis responsable, avec Jean-Arthuis, d’une éventuelle réduction de 25 % des tournées de facteurs sur la ville de Mayenne, alors que c’est totalement faux !
Si les responsables de la CNL connaissaient leurs dossiers, ils sauraient que la mise en place de Facteur d’Avenir est le résultat d’une organisation interne du travail en équipe qui ne dépend pas du législateur.
Pour autant, afin de répondre aux légitimes inquiétudes des usagers mayennais de La Poste, je me suis assuré auprès de la direction du courrier de Mayenne qu’il n’y aurait aucune tournée de facteur de supprimée sur Mayenne. J’ai eu la garantie que les 31 tournées pour desservir 15 communes seraient maintenues."

Yannick FAVENNEC

jeudi 16 avril 2009

Loi Hadopi : Yannick Favennec est en faveur d'une loi respectueuse des libertés individuelles et des nouvelles pratiques culturelles virtuelles

Depuis le rejet de la loi Hadopi, à l'Assemblée nationale, le 9 avril dernier, je reçois de nombreux mails d'internautes qui souhaitent connaître ma position. Je l'ai déjà exprimée, le 10 mars dernier, sur mon blog, mais je crois aujourd'hui indispensable d'être plus précis sur ce sujet.
J’ai à cœur d’agir pour préserver l’industrie du disque, la création artistique et l'accès à la culture pour tous.
La majorité a décidé de légiférer sur la question, mais la difficulté est bien réelle car cela ne peut se faire qu'au travers d'une loi efficace et juste.
En effet, le Parlement se doit de prendre la mesure du phénomène que représentent les nouvelles pratiques culturelles virtuelles, notamment au sein des jeunes générations. Mais il doit aussi proposer de vraies solutions pour arrêter le désastre économique et culturel auquel nous assistons avec le téléchargement illégal.
Je considère que bien légiférer sur ce sujet, c’est tenir compte de la nouvelle économie qui se met en place avec Internet.
Nous ne pouvons occulter le fait que des milliers de musiciens et de cinéastes, dans le monde, s’assurent sans intermédiaire la fidélité d’un public en même temps qu’un revenu.
Nous ne pouvons refuser de composer avec Internet qui permet à des internautes vivants dans des territoires ruraux comme le nôtre d’avoir accès à des créations confidentielles présentes uniquement dans les grands centres urbains.
Nous ne pouvons, non plus, nier que des artistes inconnus se font connaître d’un large public grâce au Web.
Récemment, par exemple, le groupe lavallois, Archimède, a percé grâce à Internet, donnant ainsi une notoriété mondiale à ce duo pop-rock qui a signé avec la prestigieuse maison de disques Sony-BMG. Le buzz sur le net de leur clip Vilaine Canaille est une promotion inattendue mais ô combien efficace pour la sortie de leur album en juin prochain.
Face à toutes ces réalités, j’ai considéré, comme bon nombre de mes collègues parlementaires, que le texte qui nous était proposé n’était pas en phase avec la nouvelle économie culturelle.
L’absence de nombreux députés au moment du vote, le 9 avril dernier, relève à la fois d’une opposition à un texte mal ficelé, décalé et inapplicable, et à un problème de fonctionnement du Parlement. En effet, généralement, le jeudi, les députés sont en circonscription pour accomplir leur mandat, au service de leurs concitoyens, sur le terrain.
Si le gouvernement souhaite recueillir l’assentiment d’une majorité de parlementaires, mais aussi de Français, il doit proposer un texte détaché de la question juridique, de la réglementation, de la police des pratiques et favoriser la pédagogie.
Mais il me paraît également indispensable de le faire évoluer vers une question délicate, mais essentielle : celle du financement de la gratuité.
Celle-ci s’est posée lorsque la radio a conquis les foyers, au siècle dernier. De même pour la télévision ensuite. Et au bout du compte, c’est la publicité qui a contribué à les financer. Cela doit aujourd’hui s’envisager pour la diffusion culturelle sur Internet.
C’est ainsi que nous pourrons mettre en place des mesures de pédagogie dans un contexte sain et ainsi préserver l’industrie du disque, tout en tenant compte des nouvelles pratiques culturelles virtuelles.
Nous ne pouvons aller contre l’avancée révolutionnaire que constitue Internet dans le paysage culturel. Il est un outil d’accès majeur à la connaissance et à la création. C’est pourquoi, comme bon nombre de mes collègues, j’étais opposé à la double peine : le paiement de l’abonnement même en cas de coupure.
Certes Internet nécessite d’être réglementé, mais nous devons arrêter d’en faire un épouvantail au risque de voir les internautes déployer encore plus d’imagination pour en contourner les règles. Cela ne sera bénéfique ni pour la création, ni pour l’industrie du disque.
Je ne voterai pour le texte "Création et Internet" que s'il est axé sur la pédagogie, respectueux des libertés individuelles, de l’accès à la connaissance et basé sur la réalité des nouvelles pratiques culturelles et sur le financement de la gratuité.


Yannick FAVENNEC

mercredi 25 mars 2009

Bonus, stock-options, parachutes dorés... Yannick Favennec s'inquiète de l'autisme du Président de la République

"Je suis déçu par l’intervention du Président de la République, hier soir à Saint-Quentin parce qu’il repousse encore une fois aux calendes grecques (après l’été) la régulation des rémunérations indues des hauts managers.
Pendant la campagne électorale, Nicolas Sarkozy s’était engagé à encadrer les rémunérations annexes. En septembre dernier, à Toulon, il avait affirmé vouloir le faire avant la fin de l’année 2008.
Face à une économie qui dérape, à un chômage qui met, encore ce mois-ci, sur le bord de la route, des milliers de personnes, et à des dirigeants qui piétinent l’intérêt général de leur entreprise, l’heure est à l’action concrète!
Je suis mal à l’aise devant le peu d’empressement élyséen à légiférer pour mettre un terme à la démesure scandaleuse des managers voyous, alors que pour les bandes-voyous, le Président de la République, et il a raison, se pose en gardien de l’ordre public et, là, veut une loi en urgence.
La délinquance n’existe pas que dans les banlieues, elle est aussi bien réelle dans l’économie et c’est un des enseignements de la crise.
Le Président, dans son discours d’hier soir, en a appelé à la responsabilité morale de chacun, moi j’en appelle à sa responsabilité sociale et la responsabilité législative de mes collègues parlementaires.
Nous ne pouvons laisser pourrir la situation. La majorité a un challenge à relever, celui de mettre de l’éthique dans le fonctionnement de l’économie. Elle ne doit pas faire preuve de frilosité et oser imposer, si nécessaire, au Président de la République l’évidence et la nécessité d’une loi dans ce domaine.
Nicolas Sarkozy et sa majorité ne doivent pas envoyer des signes d’injustice aux Français qui subissent de plein fouet la crise, et aux patrons de PME, TPE et aux artisans qui se battent pour garder la tête hors de l’eau et sauver leurs entreprises. Ceux qui n’arriveront pas à traverser cette crise, perdront tout. Pour eux, pas de parachutes dorés, mais la faillite !
Total, la Société générale, Valéo et aujourd’hui le Crédit agricole, et demain…
Ces grands dirigeants font preuve d’incivisme, d’immoralité et de mépris à l’égard des salariés.
Si la majorité à laquelle j’appartiens ne veut pas, elle non plus, faire preuve de mépris à l’égard des salariés, elle doit légiférer en urgence.
La moralisation du capitalisme, ce n’est pas qu’un grand principe, cela doit être du concret.
En Mayenne, Valéo va licencier 92 personnes, et je ne me reconnaîtrais plus dans une famille politique qui accentuerait un peu plus leur désarroi et leur colère en refusant d’encadrer par la loi les rémunérations annexes des dirigeants dont l’entreprise a un plan social ou bénéficie d’aides publiques.
Notre majorité doit avoir pour vertu d’agir concrètement pour la moralisation du capitalisme, dès maintenant.
Attendre plus longtemps serait encourager les dérives et creuser le fossé entre le Président de la République et les Français.
Nicolas Sarkozy a l’occasion de montrer que sa fermeté et son désir de justice sociale ne sont pas des vains mots.
Il doit recréer les conditions d’une confiance avec les Français, mais aussi avec de plus en plus de députés de sa majorité qui doivent rendre des comptes sur le terrain et qui auront bien du mal à expliquer un attentisme et une forme d’autisme auxquels Nicolas Sarkozy ne nous avait pas habitués depuis le début de son quinquennat."

mardi 24 mars 2009

Valéo : Yannick Favennec veut remettre de l'éthique dans le fonctionnement de l'économie

"Ce matin, alors que les dirigeants de la Société générale ont décidé, sous la pression, de renoncer à leurs stock-options, nous apprenons que le patron de Valéo démissionne, mais avec un bonus de 3,2 millions d’euros. Je suis scandalisé par tant de mépris à l’égard des salariés.
En effet, le PDG de Valéo part avec un airbag en or massif, alors qu’il laisse une entreprise en grandes difficultés qui va supprimer 1 600 emplois en France, dont près d'une centaine en Mayenne. C’est une honte et un manque total de sens des responsabilités !
Je considère qu’une telle attitude est indécente et qu’il devrait rendre cette somme. Sénèque disait : "Toute vertu est fondée sur la mesure".
Dans les PME, les TPE, chez les artisans, bien souvent, par solidarité avec son entreprise, le patron est le premier à baisser son salaire, et quand il ne peut plus faire face, il perd tout, contrairement au PDG de Valéo.
Les dirigeants de Total, Valéo, la Société générale, en cette période de crise, font preuve d’incivisme et d’immoralité. Les bonus, stock options, rémunérations annexes… ne sont pas admissibles.
Nous devons dénoncer ce comportement et empêcher que cela se reproduise. C’est pourquoi il faut légiférer et encadrer les rémunérations des dirigeants d’entreprises qui ont un plan social ou qui bénéficient d’aides publiques.
Il est indispensable de remettre de l’éthique dans le fonctionnement de l’économie !
Le gouvernement doit réagir car il ne faut donner aucun signe d’injustice aux Français qui subissent de plein fouet les conséquences de ce chaos économique et financier."
Yannick FAVENNEC

lundi 23 mars 2009

Yannick Favennec répond à Claude Leblanc

"L’ancien maire de Mayenne a le droit de ne pas m’aimer, mais en revanche, je ne lui reconnais pas celui de colporter des mensonges concernant mon travail d’élu.
Ses propos sont la traduction d’une certaine aigreur et d’une vieille frustration. Il n’a jamais admis que je le batte aux élections législatives de 2002.
Si les Nord-Mayennais estimaient que je ne suis pas assez présent à l’Assemblée nationale, comme monsieur Leblanc le prétend, ils ne m’auraient pas renouvelé leur confiance, dès le premier tour avec près de 60 % des voix, en 2007.
Les jugements à l’emporte-pièce de monsieur Leblanc montrent qu’il ne connaît pas le fonctionnement du Parlement.
De plus, ce qu’il considère comme un trop plein de communication s’appelle de la transparence vis-à-vis des électeurs et rendre des comptes à ses concitoyens. L’ancien maire de Mayenne n’a pas compris qu’une pratique honnête et moderne de la politique, c’est faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait.
Quant à la région, je me bats au quotidien pour les Ligériens et les Mayennais. Mes interventions en séances publiques et en commissions le prouvent. La feuille d’émargement atteste de ma présence au conseil régional, où je serai à nouveau ce 23 mars.
Monsieur Leblanc devrait arrêter de déverser sa rancune, son agressivité et ses mensonges sur moi, et me laisser travailler en bonne intelligence, dans l’intérêt de la ville de Mayenne et des Mayennais, avec le nouveau maire de Mayenne, comme nous sommes en train de le faire, par exemple, sur l’hôpital.
Montesquieu disait : « la démocratie est fondée sur la vertu ». L’ancien maire de Mayenne devrait méditer cette citation."

vendredi 6 mars 2009

Yannick Favennec donne sa vision du Parti socialiste dans le Figaro

Dans un article du Figaro de ce jour, vendredi 6 mars, découvrez les propos de Yannick Favennec sur la crise au PS à l'occasion des élections européennes.
Interviewé par la journaliste Sophie Huet, il a livré, en quelques mots, son sentiment sur l'état du parti socialiste.
Plus globalement, pour Yannick Favennec, "le score étriqué du congrès de Reims a été la pire chose qui pouvait arriver au PS. Il a révélé le champ de mines sur lequel les élus socialistes évoluent.
Ils sont ressortis de ce congrès éclopés, encore plus divisés, plus proches de l’éclatement, rincés humainement et ridiculisés sur la place publique.
Pour autant, cela ne leur a pas servi de leçon! Ils continuent de nous livrer un spectacle digne d’une comédie de Molière, seulement là on n’a pas du tout envie de rire, parce qu’en cette période de crise où la majorité se bat pour les Français, les socialistes ne pensent qu’à leurs ambitions personnelles.
C’est affligeant et triste de constater que ce parti, qui aurait pu sortir de son congrès avec une majorité forte, pour être capable de s’affirmer comme une opposition unie et constructive, a tout raté !
Le PS est malade, et le déni de fraternité qui le ronge conduit ses caciques à se mener un combat à mort symbolique, bien loin des préoccupations des Français.
Certes, il faudrait être naïf pour croire que la politique est fraternelle, mais quand il y a un enjeu aussi important que celui de redorer le blason d’un socialisme qui a échoué partout, on n’a pas le droit d’étaler, comme ils le font, les concurrences, les rancoeurs, les clans, les jeux stériles…
Martine Aubry nous promettait le retour en force du PS, c’est plutôt la chronique d’une déchéance annoncée.
L’absence de leader naturel au PS, et la compétition permanente entre présidentiables, vide le parti de son utilité, de son autorité et renforce celui qu’il prétend combattre, l'UMP."

mardi 24 février 2009

Tribune libre : Yannick Favennec dénonce la campagne d'affichage du président du conseil régional

"Je suis choqué par la campagne d’affichage de la région des Pays-de-la-Loire que l’on voit actuellement sur les murs et sur les abrisbus et qui vise à promouvoir la notoriété du président du conseil régional quelques jours avant l’ouverture des comptes de campagne pour les élections régionales de 2010.
En cette période de crise, où les budgets de chacun (privés ou publics) sont tendus, cette campagne personnelle, où la collectivité locale est gommée au profit d’un homme, le président de la région, est choquante et déplacée.
Déplacée car la crise à laquelle nous sommes confrontés doit conduire à plus de modestie dans les dépenses publiques.
Il aurait été plus judicieux de dépenser les 250 000 euros sur les savoir-faire des entreprises de nos départements et le soutien que nous devons leur apporter pour conforter l’emploi, mais aussi sur des actions concrètes en faveur du désenclavement de la Mayenne reconnu par le conseil économique et social des Pays-de-la-Loire comme devant être une des priorités du conseil régional.
Déplacée car il aurait été préférable que cette somme soit attribuée aux plus vulnérables d’entre nous.
L’utilisation de ces fonds publics, à quelques jours de l’ouverture des comptes de campagne pour les élections régionales de 2010 (1er mars prochain) a un arrière-goût de calcul politique puisque les 250 000 euros dépensés pour cette campagne d’affichage ne seront pas intégrés dans les comptes de campagne.
Il est irresponsable, qu’en ce contexte économique et financier délicat pour chacun, la majorité de gauche du conseil régional ait préféré communiquer sur un homme en quête de notoriété plutôt que d’investir sur les hommes, les actions et les compétences de toute une région et notamment en faveur des territoires laissés-pour-compte du conseil régional comme la Mayenne.
Cette immodestie est indécente et inacceptable de la part d’un élu qui doit servir l’intérêt général et non le sien !"


Yannick Favennec

vendredi 13 février 2009

Loi de mobilisation pour le logement : Yannick Favennec vous dit tout

"L’Assemblée nationale vient d’adopter en première lecture le projet de loi de mobilisation pour le logement après le Sénat à l’automne.
Cette loi est le résultat d'un vrai débat que nous avons eu avec tous les acteurs de ce dossier (Etat, collectivités territoriales, associations, professionnels publics et privés).
Elle s'articule autour de quatre objectifs : 1/Construire encore plus de logements ; 2/Rénover ceux qui sont insalubres et indignes ; 3/Donner ce qu'il y a de mieux aux personnes en recherche de logement ; 4/Permettre aux plus modestes de devenir propriétaires.
Cette loi nous donnera les moyens de "booster" l'offre de logements, par un redéploiement des fonds des organismes HLM là où les besoins d'investissements se font sentir, mais aussi en fixant à ces organismes des objectifs clairs en termes de construction et en leur permettant d'acheter des logements à des promoteurs privés.
Par ailleurs, en actant un effort de 2,5 milliards d'euros sur cinq ans de la part de l'Etat et du 1% logement, cette loi permettra la rénovation de 100 de nos quartiers, pour préserver la dignité des habitants et mettre la mixité sociale au coeur de  nos villes.
De plus, parce qu'il est impossible de connaître les besoins des bénéficiaires d'un logement social si on ne les rencontre pas régulièrement, cette loi institue un rendez-vous avec chaque locataire du parc HLM tous les trois ans. Ce suivi renforcé de la situation des locataires sera bien entendu suivi d'effets! Il s'agit de faciliter la mobilité dans le parc HLM, afin que ceux qui ont vraiment besoin d'un logement social puissent en bénéficier, et que ceux qui ont désormais les moyens puissent accéder à la propriété.
Enfin, Le Président de la République et la majorité se sont fixés comme objectif de permettre à tous les Français de devenir propriétaires de leur logement. Pour atteindre ce but, nous avons déjà mis en place la maison à 15 euros par jour, qui est un vrai succès!
Avec la loi de mobilisation, nous poursuivons dans cette voie, en réduisant la TVA à 5,5% pour la construction de logements en accessions sociales à la propriété."
Yannick FAVENNEC

lundi 9 février 2009

Crise : Pour Yannick Favennec, la mobilisation du Gouvernement est totale

"Au cours de son intervention devant les Français, le 5 février dernier, le Président de la République a montré qu'il comprenait les inquiétudes et les interrogations des Français face à la crise. Il a fait le choix courageux de tenir un discours de vérité, empreint d'une volonté de dialogue et d'un esprit de justice.
Il a expliqué que prêter de l'argent aux banques était nécessaire pour sauver l'épargne des Français. Les intérêts que rapporteront ces prêts seront entièrement consacrés au financement de mesures sociales.
Il a rappelé sa détermination et la mobilisation totale du Gouvernement pour protéger les Français dont l'emploi est fragilisé. Ainsi une meilleure indemnisation du chômage partiel, le soutien aux jeunes et aux personnes en fin de CDD seront discutés dès le 18 février avec les partenaires sociaux.
Il n'a pas oublié les classes moyennes pour lesquelles il a proposé des pistes de solutions comme l'augmentation des allocations familiales ou la suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu.
Il a également rappelé la nécessité de mieux répartir les profits au sein des entreprises entre les salariés, les actionnaires et l'investissement, et de mieux contrôler le système financier international.
Avec le plan de relance, le président de la République a fait le choix de l'investissement pour donner du travail aux entreprises et soutenir l'emploi. C'est seulement ainsi que la France pourra sortir de la crise.
Le Président de la République l'a rappelé : il a été élu pour agir et mènera à bien les réformes promises."

Yannick FAVENNEC

lundi 26 janvier 2009

Tribune libre de Yannick Favennec sur la réforme du travail parlementaire

"Comme à son habitude, le parti socialiste a déclenché, la semaine dernière un incident indigne du fonctionnement d'une démocratie moderne.
Pour avoir une idée du caractère massif de l'obstruction à laquelle se livre la gauche, il ne faut pas simplement regarder le nombre d'heures passées en séance, mais plutôt ce qui a été fait en séance.

Sur ce texte de la loi organique de mise en oeuvre de la révision constitutionnelle, il faut se rendre compte que nous avons passé quasiment un tiers de notre temps (30 %) en suspension de séance, rappels au règlement et quorum !

Sur 48 h 41 de débats au total (discussion générale et articles), cela représente près de 16 h passées à ne pas débattre sur le fond du texte !

Pour avoir une idée concrète de ce que cela représente, regardons ce qu'il s'est passé :

Nous avons eu un rappel au règlement toutes les 16 minutes, une suspension de séance par heure et tout cela sans compter les chapelets d'amendements identiques présentés et défendus par 20 députés différents !!!

Cette situation inacceptable est un détournement de procédure et une dénaturation du travail parlementaire.

En essayant de faire croire aux Français que l'obstruction est son seul moyen d'action, l'opposition avilit le Parlement et nie le choix des Français !

Loin d'un quelconque débat de fond, l'obstruction consiste purement et simplement à bloquer les réformes et donc le choix clairement exprimé par les Français lors des élections présidentielles et législatives.

Qui peut croire que l'opposition remplit bien son rôle lorsqu'elle dépose des milliers d'amendements qui n'ont rien à voir avec le fond du texte, mais qui visent juste à utiliser le temps de parole pour bloquer les débats?

Qui peut croire qu'un député qui utilise son temps de parole pour nous parler de Saturnin et Pimprenelle, remplit correctement son rôle de représentant de la Nation ?

Cette loi organique prépare le chemin de la prochaine réforme du règlement. Cette réforme essentielle au bon fonctionnement de notre démocratie sera l'occasion de doter le Parlement de règles de fonctionnement claires et efficaces.

L'objectif est de favoriser les débats sur le fond en limitant globalement et individuellement le temps de parole dans l'hémicycle pour défendre les amendements. En résumé, chacun pourra déposer autant d'amendements qu'il le souhaite, mais sera contraint de choisir ceux qu'il souhaite défendre !

Ainsi nous allons purger nos débats de ces centaines d'amendements ridicules ou répétitifs pour privilégier le fond des textes ! En quoi est-ce une atteinte à la démocratie et à la liberté des parlementaires ?

Cette loi organique permettra au Parlement de profiter des droits nouveaux que nous donne la Constitution. Ainsi nous aurons un Parlement plus moderne, lieu de débats, d'échanges, où chacun pourra défendre ses valeurs, ses positions et non pas un Parlement lieu de déni de démocratie."


Yannick FAVENNEC

jeudi 16 octobre 2008

Elections présidentielles américaines : Yannick Favennec "vote" Obama

Yes we can !

"Et de trois ! Le dernier débat qui a opposé Barack Obama et John Mc Cain, mercredi soir, donne une nouvelle fois le candidat démocrate vainqueur, même si le sénateur républicain s'est montré bien plus agressif que lors des deux débats précédents.

Je me réjouis que ce dernier face à face ait conforté la stature présidentielle de Barack Obama.

Dès le mois de Février dernier, j'ai pris position en faveur du sénateur de l'Illinois et depuis, je suis avec intérêt la campagne américaine.

Cette élection, qui selon moi est très importante pour la vie internationale, transcende le clivage traditionnel gauche-droite.

Je crois en cet homme "énergique" qui a "beaucoup de talent" et de vraies valeurs. Il incarne le changement, le regard neuf dont les Américains ont besoin, après huit longues et difficiles années de présidence Bush..."

Yannick FAVENNEC

samedi 27 septembre 2008

Le maire de Mayenne perdrait-il son sang-froid ?

"Je suis surpris de l’agressivité avec laquelle le maire de Mayenne vient de réagir en séance du conseil municipal du 25 septembre dernier, à la suite de mon interpellation concernant la nécessité de prendre rapidement un arrêté municipal visant à obliger les poids lourds, sauf livraisons et trafic local, à emprunter la déviation et éviter, ainsi, une partie de la traversée de Mayenne.
Si j’ai écrit au maire, à ce sujet, dès le 31 juillet dernier, c’est que de nombreux riverains du boulevard Anatole-France, du Boulevard du Général Leclerc et du boulevard Lucien-de-Montigny m’avaient alerté sur les poids lourds qui ignorent la première tranche de la déviation et continuent de traverser la ville.

Deux mois plus tard, n’ayant toujours pas de réponse à ma lettre et ayant reçu une pétition signée par près de 80 riverains, je me suis permis de lui adresser un nouveau courrier en date du 18 septembre, afin de le mettre face à ses responsabilités et de répondre concrètement et rapidement, en lien avec la préfecture, à l’attente des Mayennais.

Je rappelle que je suis député du Nord-Mayenne et par conséquent de la ville de Mayenne.
En interpellant le maire de Mayenne sur les nuisances insupportables que subissent au quotidien un certain nombre de nos concitoyens, je n’ai fait que mon travail. Je n’ai pas besoin de siéger au conseil municipal de Mayenne pour connaître ce dossier et savoir quels sont les leviers d’action. En revanche, le maire de Mayenne aurait peut-être eu le temps de me répondre s’il avait été un maire à plein temps, comme il s’y était engagé lors de sa campagne électorale.

J’ai à cœur d’être un élu responsable pour qui réagir rapidement et efficacement dans l’intérêt général est la base de son action.
C’est pourquoi, je ne comprends pas le silence à mon courrier et l’agressivité du maire de Mayenne à mon encontre.

Je ne vois pas pourquoi mon intervention, effectuée à la demande d’une partie de ses administrés s’apparente pour lui à de la "communication politique" et à de la "démagogie".
Il est d’ailleurs mal placé pour parler de "communication politique" : il suffit, pour s’en rendre compte, de lire la tribune de la majorité municipale qui figure à la dernière page du dernier numéro du journal de la Ville payé, je le rappelle, par l’ensemble des contribuables mayennais, qu’ils soient de gauche ou de droite.
Je ne savais pas que le bulletin municipal était un organe de propagande électorale contre le Gouvernement et le Président de la République.

Cette attitude est indigne d’une pratique moderne de la politique, respectueuse des citoyens et de ceux qui les représentent.

Pour ma part, que cela plaise ou non au maire de Mayenne, je continuerai de me battre pour défendre l’intérêt général même si cela doit froisser sa susceptibilité et lui faire perdre son sang-froid.

Yannick FAVENNEC